Stratégie des réseaux : la frilosité européenne

Une contribution de Denis Ettighoffer*

Denis EttighofferA l’occasion des discussions sur les projets industriels devant être soutenus par le grand emprunt, l’Afdel, organisme réunissant des acteurs majeurs de l’industrie logicielle préconisait un soutien massif à la réalisation de fermes de serveurs européens pour favoriser les applications du « Cloud Computing ». Cette proposition rend publique le retard français et européen dans la réalisation effective de ces plateformes et dans la mise en place d’un réseau internet piloté par des européens. Pour moi, cette annonce c’est surtout celle de l’absence des européens d’un des marchés clés des prochaines années. Pendant qu’on cause de projets, les américains ont pris la main  et proposent des services. Demain, ils domineront les marchés des applications de la vie et de l’économie numérique si nous n’investissons pas massivement dans les industries de la simulation.
Rappelons d’abord que les fermes de serveurs (ou centrales numériques) vont fournir les applications de grid computing [1]et de cloud computing, ressources informatiques qui vont être la base indispensable des industries de la simulation des biens et des vies numériques qui se développeront tout au long de ce siècle. Développements devenus urgents et incontournables pour cause d’efficience des écosystèmes de nos pays. Que des responsables d’importantes entreprises européennes plaident aujourd’hui pour la mise en place d’un plan qui pousserait les feux afin de favoriser l’installation d’une infrastructure comparable me paraît tout à fait symbolique d’une prise de conscience (enfin !) à la fois des enjeux technico-économiques du siècle mais aussi du retard pris par la Communauté européenne sur ce qui apparaîtra bientôt comme le sujet central de l’économie moderne : l’utilisation des industries de la simulation comme solution à la réduction des consommations d’énergie et des ressources matérielles de la planète. Pour l’heure on estime ce marché à plus de 50 milliards de dollars à l’horizon 2011. Une course de vitesse est engagée qui ne concerne pas seulement l’implantation de fermes de serveurs européennes mais aussi la nature et l’organisation des infrastructures réseaux européens. Car avoir ces « fermes modèles » ou data centers dépendent, pour la distribution de leurs énergies et de leurs applications, d’infrastructures pilotées par les intervenants venus d’outre-Atlantique.

  • Qui tient les réseaux tient l’économie du futur

La globalisation recouvre un monde socioéconomique multipolaire qui compte bien utiliser les réseaux électroniques pour s’éduquer et s’enrichir. Autrefois, on pouvait le faire en s’insérant dans les circuits commerciaux des biens. Aujourd’hui des opérateurs construisent des artères plus ou moins favorables à des nations ou des régions économiques entières. On peut dire que ceux qui tiennent les infrastructures tiennent l’économie numérique du futur ! C’est dire l’importance prise par les architectures réseaux susceptibles de supporter la demande de milliards de transactions simultanées. Les principaux acteurs de la Toile comme IBM, Microsoft ou Google et Ebay ont constitué en quelques années des réseaux de milliers de plateformes d’ordinateurs installés majoritairement aux Etats-Unis.

Des plateformes de serveurs si gigantesques que leur fonctionnement permet de chauffer des villes entières. En s’emparant des industries de contenus via leurs importantes fermes de serveurs, les principaux opérateurs dominent les réseaux physiques de distribution des objets numériques, donc le transit de l’ensemble, ou à peu près, du commerce électronique mondial.

Les Etats-Unis sont devenus leader en matière d’installation de data centers parce qu’ils ont hébergés les bases de données des centres de recherches et les données scientifiques de nombreuses institutions nationales et internationales à l’exemple du World Data Center (WDC). L’externalisation de l’informatique puis la forte demande des activités en ligne ont donné naissance à la construction d’immenses parcs d’ordinateurs qui mutualisaient les demandes de services en ligne.
Les fermes d’ordinateurs ou data centers peuvent représenter plusieurs milliers de serveurs reliés entre eux avec des liaisons haut débit. Si pour la plupart des commentateurs Google vient immédiatement à l’esprit lorsque l’on aborde ce sujet[2], paradoxalement, son immense parc ne donne qu’une vision très partielle de la réalité des data centers installés dans le monde. Selon The Economist, Il y avait en 2008,  7.000 data centers que l’on appelle aussi data farms pour les seuls États-Unis. Il prévoyait  près de 16 millions de serveurs réunis en grappes en 2010. Google en aurait environ 1 million et Microsoft en ajouterait 20.000 par mois à sa propre base[3].

Pour se faire une idée de l’importance de ces installations, il suffit de songer que le seul data center d’Illiad (Free) héberge 25 000 serveurs déjà saturés. La firme vient d’ouvrir un nouveau centre d’environ 5000m² pour faire face à l’augmentation de la demande. Ces cathédrales informatiques capables de délivrer une importante puissance de traitement instantanée s’installent dans des régions proches de leurs marchés où elles bénéficient d’avantages spécifiques. Mais leurs implantations est loin d’être simples compte tenu des contraintes dues aux besoins d’infrastructures à haut débit, des disponibilités de routage. De plus, les data centers nécessitent d’importants besoins de d’électricité à haute fiabilité (un data center de Seattle a été récemment la proie des flammes suite à la défaillance d’un transformateur). Le problème devient si difficile que les spécialistes envisagent des data centers plus petits et surtout moins gourmands en ressources énergétiques. Microsoft en est arrivé à proposer des datacenters transportables et prêt à l’emploi. Mais cela implique de pouvoir s’appuyer sur des infrastructures réseaux à très haut débit et parfaitement sécurisés au niveau des routeurs.

  • Comment en est-on arrivé là ?

Après des années d’investissements, les opérateurs de télécommunications américains sont devenus la plaque tournante (le « hub ») des télécommunications mondiales, en particulier pour Internet. Les Américains se sont ainsi assurés une situation de domination, qui, de plus, bénéficie de la loi d’airain des « rendements croissants » aux effets terriblement démultiplicateurs dans le domaine des réseaux et de l’économie de l’immatériel. Cette évolution réduit considérablement les coûts opérationnels des compagnies téléphoniques et leur permet donc de faire baisser les prix. L’UIT (l’Union Internationale des Télécommunications) estime que « le coût d’une liaison internationale est proche de zéro, à tel point qu’il pourrait presque être considéré comme sans incidence sur le prix de la communication». On estime que le prix de revient d’une heure de conversation téléphonique entre Paris et New York, en 2010, sera de 15 centimes !

Ils ont désormais les moyens d’imposer en Europe et en Asie leurs propres systèmes de commutation et de négocier, avec les opérateurs locaux, des tarifs d’interconnexion les plus avantageux. Cette situation est aggravée par la myopie politique des responsables européens et asiatiques, dont le manque de stratégies régionales de rechange et la pusillanimité devant leurs propres monopoles nationaux renforcent l’hégémonie américaine. Qu’on en juge ! Au moment où le trafic lié à Internet vient de dépasser le trafic téléphonique mondial, les treize premiers fournisseurs mondiaux d’accès Internet sont tous américains. British Telecommunications (BT), le premier européen, n’arrive qu’à la quatorzième place. Worldcom, propriétaire du premier fournisseur, UUNet, est bien placé pour dominer le marché mondial, avec sa récente acquisition du deuxième fournisseur, MCI Communications.

Et le reste du monde assiste, en spectateur impuissant, à la prise de contrôle des réseaux globaux. Et le cas de la fourniture d’accès à Internet est particulièrement éclairant à cet égard, alors qu’on prévoit, à l’horizon 2020, que le trafic téléphonique mondial ne représentera que 1 % du trafic Internet. Dopé par la généralisation des services à haut débit dans le monde, la géographie des besoins évolue rapidement. Si 65 % de ce chiffre d’affaires est le fait de l’Amérique du Nord au début des années 2000, cette proportion est actuellement tombée à 26 %, tandis que 28 % venait de la zone Pacifique, 14% du reste du monde, la part européenne représente désormais 31% du trafic. Des européens qui contribuent au financement de la Toile américaine.

Le coût moyen des liaisons spécialisées entre les pays européens – les fameuses « autoroutes de l’information » ou « dorsales » (backbones) par lesquelles transite le trafic Internet – est dix-sept à vingt fois supérieur au coût de liaisons équivalentes aux Etats-Unis[4]. Résultat, le coût des liaisons des hubs intra-européens par les fameuses autoroutes de l’information européennes reste plus élevé que celui des liaisons passant par les Etats-Unis qui continuent à rafler le trafic international. On aboutit à ce paradoxe que les utilisateurs étrangers des réseaux américains subventionnent les opérateurs américains pour continuer à mailler la planète (93% de l’infrastructure réseau vers l’Asie est américaine).

Conséquence : les fournisseurs européens d’accès à Internet se connectent aux Etats-Unis en priorité. En Asie, comme pour l’Europe, les circuits Internet vers les Etats-Unis sont intégralement payés par les fournisseurs d’accès asiatiques, ce qui représentait environ 1 milliard de dollars par an début des années 2000. La subvention mondiale des fournisseurs d’accès non américains aux fournisseurs d’accès américains serait de l’ordre de 5 milliards de dollars par an. Autre conséquence, les fournisseurs d’accès américains obtiennent de facto un accès quasi gratuit aux ressources Internet du reste du monde. Ce qui facilite les « stratégies pénétrantes » à savoir utiliser la maîtrise d’un réseau de communication pour faire circuler prioritairement ses propres services en ligne. De plus, lorsque la demande de bande passante est très élevée, les opérateurs dominants sont les premiers à pouvoir installer les câbles de grande capacité (à 80 gigabits par seconde), ce qui favorise encore les connexions passant par le territoire américain. Ainsi, le trafic Internet est fortement déséquilibré, les « producteurs » étant massivement installés aux Etats-Unis. Conscients du danger certains pays parient sur des liaisons satellites ou comme Reliance, société d’origine indienne, investissent des sommes considérables dans les câbles sous marins reliant la Chine, la côte pacifique de l’Amérique, l‘Afrique du Sud et la Méditerranée, soit un total de 50 000 kilomètres !

  • En finir avec la neutralité de l’Internet afin d’améliorer les marges

Les « mains invisibles » des opérateurs s’activent pour tisser une toile américaine virtuellement installée au cœur du monde et de l’économie numérique. En fait, la situation économique a clairement évolué en faveur des fournisseurs de service et les opérateurs ont l’impression de ne pas être conviés au banquet. « There is no free lunch » rappelle le patron de Verizon, souhaitant vivement modifier le Telecom Act pour remettre les opérateurs au centre. Ces derniers se demandent de savoir s’il ne convient pas de remettre en question la neutralité des flux sur internet vis à vis de demandes qui mobilisent de plus en plus de débit sans pour autant apporter plus de revenus. Le Congrès américain fait l’objet d’un intense lobbying afin de remettre en question la neutralité d’Internet.

Les opérateurs américains mettent maintenant l’accent sur le fait que la demande de bandes passantes n’est pas la même selon la nature des trafics et par voie de conséquence sur les coûts et les besoins d’investissements. En cela ils tentent de reprendre la main face aux créateurs de contenus toujours plus demandeurs de trafics. En d’autres termes, ils pourront envisager une tarification différenciée ce qui rendra la vie plus difficile aux nouveaux entrants et aux pays en voie de développement déjà pénalisés par la perte des reversements des trafics téléphoniques.
L’hypothèse d’un WebIII à plusieurs vitesses voudrait dire que les sociétés de webservices répondraient  plus ou moins vite aux sollicitations selon qu’elles seraient sur un réseau à petite ou grande vitesse.  Les opérateurs les plus puissants font pression sur le régulateur gouvernemental qu’est la FCC (Commission Fédérale des Communications). Prétextant qu’il leur faut financer encore d’importantes infrastructures réseaux et l’innovation, depuis trois ans, ils tentent d’obtenir de la FCC la possibilité de pratiquer des tarifs modulés en fonction de la bande passante mis à la disposition des consommateurs.

Bien évidement tous les opérateurs de services et de contenus sont vent debout face à cette éventualité. Pourtant au fil de l’actualité on découvre que certains opérateurs réseaux limitent plus ou moins discrètement les trafics d’échanges ou surfacturent des services mis en ligne en plus des abonnements de base. Ce qui est préoccupant dans cette affaire, c’est que ce sont les Baby Bells qui tiennent la corde ou les ciseaux qui la coupent, sans que les Etats notamment européens y puissent grand-chose. Les affaires sont les affaires, les américains sont en train de le rappeler au reste du monde! En réalité, il faut considérer les réseaux comme une gigantesque plate-forme d’échange payante pour les entreprises comme pour les individus. Pour cela les opérateurs réseaux constituent des plateformes de services intégrées à leurs offres d’infrastructures. Leurs clientèles se voient offrir des services d’emails, de téléchargement, de création de blogs ou de sites personnels ce qui constitue du trafic d’appoint facturable. Bientôt ils seront en mesure de fournir du cloud computing à la planète entière.

Enfin, pour conclure sur les enjeux auxquels sont confrontées les industries numériques, il faut avoir à l’esprit que le maillon faible de l’infrastructure internet n’est pas dans les capacités des « tuyaux » mais dans la gestion des trafics. Ces « host » américains (autrement dit des « aiguillages électroniques ») concentrent trop de trafic qu’ils s’époumonent à gérer avec des aiguillages trop justes qui détruisent des trains entiers de messages à chaque « RAZ » des systèmes engorgés. La croissance vertigineuse des diffusions vidéo représente plus de la moitié du trafic mondial, (un milliard par jour pour Youtube) qui congestionne la Toile et la fragilise. Les exploitants de réseau limitent leurs investissements dans les technologies de transport pour améliorer leur rentabilité. Ils ont tout intérêt plutôt que de revoir la distribution de ces hosts de faire croire que le trafic «  à débits différenciés » sera la solution afin d’accroitre leurs revenus et… les investissements qui maillent leur Toile!

  • Ceci explique que l’on arrive à cette question: faut-il un Internet Européen ?

La domination des américains sur l’Internet fait occasionnellement les honneurs de la presse. C’est l’occasion pour le lecteur d’apprendre qu’au travers d’un organisme, l’Icann (Internet Corporation for Assigned ans Numbers), les américains ont la main mise sur les panneaux indicateurs des routes électroniques mondiales. Gérer les adresses électroniques permet d’assurer la circulation des transactions électroniques entre les « adresse IP » des ordinateurs installés dans le monde. Rappelons au passage que l’Icann, véritable tour de contrôle mondiale des transactions électroniques,  a été créée en 1988 et gérée dans ses débuts par le département de la Défense américain. Durant la dernière guerre, les  stratèges militaires n’ont pas oublié l’importance de créer la confusion des troupes en déplacement en enlevant  les panneaux indicateurs sur les routes, voire à les modifier pour engendrer une belle pagaille dans les dits mouvements.

Dans le cas d’un conflit majeur ou de tensions extrêmes on peut imaginer que les régulateurs de l’Internet pourraient agir d’une façon ou d’une autre sur la « navigation » des transactions échangées y compris en dérivant certaines d’entre-elles à des fins d’espionnage. La domination américaine sur la Toile justifie une vraie réflexion sur les options ouvertes aux européens. Cette question a été posée à l’été 2009 par un sénateur, Jean Louis Masson, qui soulignait la dépendance de l’Europe vis-à-vis des positions des Etats-Unis dans la gouvernance de l’Internet. Bien évidement, tous les interlocuteurs avertis ont compris qu’il ne s’agissait pas de construire un réseau « séparé » mais de renforcer la sécurité et la gouvernance européenne sur ses réseaux internationaux propres. Les réactions à la question du sénateur Masson auront surtout démontré l’impréparation du gouvernement  français à ce sujet[5].

Le « 22 à Asnières » façon Internet pourrait ne faire plus rire les chefs d’entreprises européennes surtout ceux confrontés aux échanges de données sensibles. Dans les années soixante, cette histoire obligeait le comique français Fernand Reynaud à passer par New York pour obtenir une communication en banlieue parisienne : le fameux « 22 à Asnières » ! La vision des grands réseaux européens laisse la même impression. Les accès (hubs) sont en majorité centrés sur les Etats-Unis, au point que pour obtenir un serveur de la région parisienne on peut passer par Londres et Washington. Un constat confirmé par Jean-Paul Figer, vice-président de Cap Gemini Consulting : « Le trafic entre deux IAP (Internet Access Provider) transite souvent par les Etats-Unis. Chacun peut le constater en utilisant un traceroute. »

Les insuffisances des infrastructures européennes font courir le risque d’une dépendance croissante envers les routeurs et les providers américains, alors que les besoins de débits n’ont jamais été aussi importants. Face au risque d’une privatisation d’une partie du Web sous la pression des opérateurs américains, l’Europe a-t-elle des réponses stratégiques ? En fait la vraie question posée par la gouvernance de l’Internet n’est pas d’ordre technique, mais politique. Voilà pourquoi se pose la question de savoir si l’Europe doit construire son réseau de « hosts sur internet » pour ses besoins propres sans trop attendre comme cela a déjà été le cas pour le système GPS Galileo. Ce pouvoir stratégique et hégémonique devient un sujet récurrent régulièrement mis sur la table des négociations internationales.

Au fil des années, l’Icann mène un combat afin de préserver la prééminence de ses prérogatives aux Etats-Unis. Les concessions arrachées à l’Icann au fil des débats afin de modifier la gouvernance mondiale de l’Internet n’ont été le plus souvent que des leurres, des accords mineurs. Que le gouvernement américain ait concédé, lors de la réunion de Tunis en 2007, de ne plus imposer un contrôle unilatéral sur le calendrier et les activités de l’INCANN n’est que de la poudre aux yeux. Il n’a pas du tout l’intention de perdre l’avantage que lui donne le droit de surveiller tout ce qui se passe et qui passe sur le réseau des réseaux puis d’en tirer le meilleur profit pour sa sécurité et le succès des activités de ses opérateurs nationaux. Bien évidement, un jour ou l’autre nous aboutirons à ce que le contrôle technique de l’Internet soit plus international.

Mais d’ici là les Etats-Unis auront bien avancé dans la construction de leurs infrastructures réseaux et de fermes de serveurs qui hébergeront une majeure partie des immenses bases de données internationales ainsi que les outils et les ressources d’un grid computing [6] ou cloud computing , permettant de fournir au monde numérique de l’énergie informatique aussi bon marché que possible. Il est probable que les Américains profiteront de leur situation dominante dans l’Internet pour essayer d’imposer leurs solutions. D’un côté une politique européenne sans grande consistance, de l’autre la puissance d’une volonté commerciale hégémonique. Encore une fois, les européens en formation dispersée sont mal partis et ont du mal à s’imposer  face aux  américains. Mais on discute… et on fait des projets, à défaut de réalisations. La maîtrise de la gouvernance d’Internet par les américains est moins la preuve de leur force que celle de notre propre faiblesse.

Denis Ettighoffer

 

[1] Le Grid computing ou « grille informatique » est la capacité des réseaux d’ordinateurs à coopérer ensemble afin de multiplier leur capacité de calcul. Très utilisés par des universités ou par des centres de recherches dans les cas où des simulations lourdes leurs sont indispensables. Le cloud computing ou nuage d’ordinateurs consiste à fournir de l’énergie informatique à la demande, de préférence à de lourdes  installations informatiques internes aux entreprises.

[2] http://blog.abondance.com/2008/04/36-datacenters-pour-…

[3] Mai 2008

[4] Source Monde Diplomatique de 1999

[5] Ceux qui en doutent sont invités à consulter les différents programmes et compte rendus de réunions européennes consacrés à ce sujet sur leur moteur de recherche préféré. On y constatera que la France est surtout présente dans les volets relatifs aux limitations et aux sanctions contre les internautes.

[6] http://www.decrypthon.fr/ewb_pages/l/le-grid-computing…

 

*Denis Ettighoffer est consultant en organisation et management , il est spécialiste de l’impact des TIC sur les organisations, il a fondé en 1992 Eurotechnopolis Institut, société qui étudie les enjeux associés aux nouvelles technologies et au développement de l’innovation organisationnelle.
Son dernier ouvrage « NetBrain Planète Numérique, les batailles des Nations savantes » (Dunod-2008) a reçu le prix du livre de l’économie numérique (voir notre interview autour du livre :Partie IPartie II).
Il est par ailleurs l’auteur d’un dizaine d’ouvrage parmi lesquels :

L’Entreprise Virtuelle,
Du mal travailler au mal vivre,
- Mét@-Organisations,
- eBusinessGeneration,
- Le Syndrome de Chronos,
- Le Travail au XXIe siècle
- Le Bureau du Futur

Denis Henri Failly

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