Metavers une nouvelle dimension

Un article de Yohan Launay et Nicolas Mas co-dirigeants et créateurs de ConceptSL

Depuis quelques temps nous parlons beaucoup de mondes virtuels, de 3D sur Internet (le Web 3D), de Web 2.0 et autres médias sociaux. Mais quel est le point commun à tout cela ? L’Information – ou plutôt les informations, les données. Qu’est-ce qu’un site Internet si ce n’est la mise en forme du contenu d’une base de données ? Qu’est-ce qu’un chat si ce n’est un échange d’information entre deux ou plusieurs individus ? Qu’est-ce qu’un avatar si ce n’est une représentation (symbolique) des informations concernant un individu (fantasmé ou non) ?

Depuis toujours nous prétextons des limites technologiques à la représentation de l’information. Nous avons tendance à la cantonner à une ou plusieurs dimensions, à une interprétation voire parfois à une temporalité. Or les informations ne sont-elles pas plutôt intemporelles et sans forme particulière comme le mot « in-formation » semble le suggérer ? Chez ConceptSL, nous comprenons l’information comme un ensemble : un tissu d’informations ou ectoplasme, qui prendrait forme en fonction d’un contexte particulier, pour servir un besoin particulier. Nous détachons la forme originelle de la forme finale et de sa finalité.

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Quand l’in-formation prend forme

Comment l’Observation fige l’Information

Faisons un parallèle avec la physique : Les scientifiques, avant l’arrivée de la physique quantique, ont toujours pensés que l’on pourrait prédire l’avenir. En théorie il suffirait de connaître la position, la direction et la vitesse de l’ensemble des particules de l’univers à un instant précis pour pouvoir calculer leurs prochaines positions, directions, vitesses à l’instant d’après. En théorie seulement… Ils se sont aperçus que lorsque l’on mesurait l’état des particules on en modifiait obligatoirement au moins un des paramètres. Ceci étant dû à l’acte même de mesure qui implique une interaction entre les instruments de mesure et les particules. Or c’est précisément cette interaction qui va, à des niveaux infinitésimaux, conduire à la modification de l’état de la particule…

On voit ici que l’observateur, par le biais de ses instruments de mesure, va conduire à « figer » les particules dans un état particulier, quelle que soit leur forme originelle et ce à chaque nouvelle mesure. Si nous rapprochons cela de notre tissu d’informations, le fait d’afficher une page Internet va demander aux machines d’aller piocher les informations à droite et à gauche pour au final la figer dans un état précis pour permettre à l’Internaute d’en prendre connaissance. Un site Web partiellement ou dans son intégralité est donc une fenêtre ouverte sur le tissu d’informations dont on va attraper au vol les éléments qui nous intéressent pour les servir aux utilisateurs.


L’Observateur peut-il être passif ?

Si l’on prend en compte la notion de personnalisation – le fameux cinquième P du Marketing -, on doit alors considérer l’utilisateur et ses goûts et préférences comme intégré dans ce tissu global. En effet, la forme que vont adopter les informations sera modifiée selon les différents utilisateurs, les différents navigateurs utilisés, la résolution d’écran, les contraintes matérielles et logicielles, les préférences et options d’affichage, la sélection des morceaux d’infos que l’on souhaite afficher, etc.  – la liste de paramètres est quasi infinie.

La réaction en chaîne de l’information

Au final la conjonction des utilisateurs et leurs différents inputs vont altérer l’information de manière indélébile pour le reste de la communauté : Si je publie un article sur un blog, il va être répercuté dans les RSS, par email, les newsletters, les agrégateurs et autres portails. L’information évolue donc en fonction du temps et des inputs des utilisateurs, observateurs et contributeurs de ces informations. Un observateur va lui-même laisser des traces dans les statistiques du site, dans son profil, dans la base de données. Traces qui vont altérer à l’autre bout de la chaîne ce qui sera reçu par les autres observateurs. Existe-t-il donc réellement des observateurs « passifs » dans le contexte actuel d’Internet ? A notre avis non…

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Réaction en chaîne : ici la fission nucléaire

Abondance d’informations et challenges de demain

Avec cette abondance d’informations, sans cesse renouvelées, aux formes figées diverses et variées, les utilisateurs finaux sont complètement perdus. Souvent ils passent plus de temps à trier leur boite email et leur spam qu’à lire les emails réellement intéressants ! Et notez que nous n’avons toujours pas introduit la notion de dimension…

En réalité, les challenges de demain demanderont de créer une nouvelle dimension, par delà la 2D, la 3D, l’hypertexte et autres échanges verticaux et horizontaux.

Il faut en fait créer une dimension – mélange le réel et le virtuel, le temporel et l’intemporel – où l’information nous parvient quand on en a besoin, sous la forme nécessaire à sa compréhension et à son appréhension, quelle que soit sa forme d’origine.

Cela va passer par la conjonction et la combinaison des différentes technologies disponibles aujourd’hui – mobile, Internet et autres médias multiples – et des technologies encore à développer – objets communicants, capteurs sensoriels, généralisation du wifi, nouvelles interfaces avec les machines, intelligence artificielle, réalité augmentée, nanotechnologies …

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Peut-être cette dimension, mélange de toutes les dimensions s’appelle-t’elle « Métavers »… univers où la technologie se mélange alors avec la philosophie.

b48d86f914de6815e3f03c6abff283de.jpgTerminons sur cette citation d’Arthur C. Clarke, auteur de science-fiction connu notamment pour avoir écrit 2001, Odyssée de l’Espace : « Any sufficiently advanced technology is indistinguishable from magic! ».

Yohan Launay et Nicolas Mas

bc711dbb065c676f233c8c27871b4464.jpgYohan Launay, Ingénieur Informatique et NTIC [EFREI– McGill], codirige le cabinet de conseil ConceptSL spécialisé dans le Web 3D et les Mondes Virtuels. Depuis 2006, avec son associé Nicolas Mas, Ingénieur Systèmes [EFREI], ils identifient, décortiquent et combinent les nouvelles technologies pour aider les entreprises dans leur démarche d’innovation.

 Site Web : http://www.ConceptSL.com

Denis Henri Failly

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