Archive for Prospective

L’Internet de 2020 : une rupture de civilisation


L'Après Web

Une contribution de Joël de Rosnay* (3/3)
 
Joël de RosnayIci encore, une approche systémique, l’examen au Macroscope, permet d’élargir les éléments technologiques décrits précédemment jusqu’à une vision plus globale qui rend compte du passage d’une économie énergétique de production de masse à une économie de la demande fondée sur l’information. Ce qui représente un véritable changement de civilisation.En effet, nos modèles traditionnels vont être remis en cause : le travail, l’innovation (constituée et amplifiée par des interventions créatives interdépendantes), les systèmes de rémunération, les règles de l’échange, la création de valeur, jusqu’au rôle et à la structure des familles, la nature de la démocratie, les institutions internationales et, bien sûr, la mondialisation économique et financière avec ses retombées sur la vie des citoyens. Les industriels et les politiques n’ont pas encore vraiment compris à quel point leurs modèles politiques, institutionnels et économiques sont devenus obsolètes.

Denis Henri Failly

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L’internet des objets

L'Après Web

 


Une contribution de Joël de Rosnay*
(2/3)

Joël de RosnayEn novembre 2005 à Tunis s’est déroulé le Sommet mondial sur la société de l’information. L’Internet des objets (Internet of things) était à l’ordre du jour. Il représente certes des avantages, mais aussi un danger potentiel, les exemples suivants le montreront.

Objets familiers

Les objets familiers vont de plus en plus communiquer avec nous. Il peut s’agir de nos clés de voiture, d’un parapluie, de notre téléphone portable, d’un sac à main… Ces objets seront dotés de puces électroniques  » RFID  » (radio frequency identification). Ces petites puces sont capables d’émettre et de recevoir à distance, par ondes radio, vers une balise, un PDA, un téléphone portable… Ces balises envoient un signal qui  » interroge  » la puce. Celle-ci répond :  » Je suis là ! Je mesure tel paramètre  » par exemple.
Qui n’a pas égaré sa voiture dans un parking ? Avec cet appareil intégré à votre trousseau de clés, une sorte de petite boussole équipée d’une aiguille indiquera dans quelle direction est garée votre voiture, laquelle allumera ses phares à votre approche… Il en sera de même avec votre téléphone portable ou tout autre objet égaré.
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Denis Henri Failly

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Un Internet de plus en plus mobile

L'Après Web


Une contribution de Joël de Rosnay*
(1/3)

Joël de RosnayChacun aura son petit ordinateur personnel nomade, un mini-PC que l’on pourra emporter partout avec soi, un peu comme les managers avec leur inséparable BlackBerry (organiseur de poche)… D’autres continueront d’utiliser un stylo, mais pas n’importe lequel : un modèle innovant comme celui mis au point par la société Logitech, qui permet d’écrire sur un papier spécial. Les caractères sont numérisés et transmis à l’organiseur ou au PC grâce à un émetteur Bluetooth situé à l’extrémité du stylo. Quant au Digital Pen, il enregistre les mouvements du stylo grâce à un clip fixé sur le bloc-notes. Le procédé est donc un peu différent puisque ce sont les déplacements du stylo sur le bloc qui s’inscrivent sur un écran numérique pour être transférés sur un tableau situé à distance ou sur un ordinateur.
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Denis Henri Failly

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Rizotto, CACO et rhizomes: bienvenue à la bl-EGO-sphère !

L'Après Web

Brice Auckenthaler

Une contribution de Brice Auckenthaler*

 

  • Web / Temps 1 : back to 3 milliards d’années, le risotto

La conception du Monde, Dieu s’y est mis tout seul et s’en est plutôt pas mal sorti. Le Big Bang qui en résulta créa une énorme bouillie. Appelons-la risotto, c’est plus appétissant. Comme tout bon risotto, c’est le touillage lent et délicat de chaque ingrédient qui déclenche la magie.
Quant aux innovations qui ont rythmé le progrès, la plupart sont le fruit d’intuitions personnelles [Léonard de Vinci ou Jules Verne continuent à faire fantasmer aujourd’hui], de besoins a priori égoïstes [le walkman est né de l’envie d’Akito Morita –président de Sony à l’époque- d’écouter de la musique en jouant au golf], de constats solitaires [James Dyson inventa l’aspirateur sans sac alors qu’il n’en avait pas la compétence technique mais était confronté à une interrogation : comment se fait-il que mon aspirateur n’aspire plus alors que le sac n’est qu’à moitié plein ?]. Ou bien d’expérimentations osées [le Post-it® -fruit d’un ingénieur qui mis au point une colle qui se décolle- est plutôt rupturiste pour une entreprise qui fabrique des adhésifs !]. Voire de hasard personnel : ainsi le mythe du Roquefort découvert par un berger qui avait laissé traîner une miche de pain avec du lait qui a fermenté…

Moralité # 1 pour Web 3.0 :
arrêtons de penser que le web et l’innovation sont affaire de bouillie collective seulement. Quelque soit l’option technologique, cela restera avant tout une question d’envie, de conviction, d’implication et de pilotage individuel.

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Denis Henri Failly

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La Toile porteuse d’une révolution libérale d’un nouveau type

L'Après Web

Denis Ettigoffer

Une contribution de Denis Ettighoffer* (2/3)

L’économie de la planète numérique a pour première caractéristique d’être à l’origine d’un grand mouvement du libéralisme. J’entends par là qu’elle libère les énergies et rend possible des millions d’initiatives dont l’autoproduction sur la Toile est un exemple. Aller sur la Toile, c’est devenir acteur de sa vie numérique. Une vie qui n’est pas que de loisirs si on songe aux formidables capacités économiques du cyberespace. La très grande majorité des modèles économiques sur Internet s’appuie sur l’esprit pionnier et d’aventure des plus audacieux pour en défricher les potentiels afin de s’enrichir. L’arrivée de ces entrepreneurs sur la planète numérique aura permis de créer des millions d’emplois. Contournant la chose bureaucratique, c’est un monde de la prise d’initiative, du travail indépendant, de la recherche volontaire d’informations ou d’innovations. Déstocker des chaussures, lancer des idées de promotions par téléchargements de démonstrateurs, organiser sa comptabilité sur un bureau virtuel, des millions d’initiatives ont été constatés partout, autant de services en ligne innovants. Ils contournent les inerties des marchés locaux, des instances administratives ou politiques obsolètes qui découragent toutes initiatives en faisant appel à des solidarités professionnelles qui expliquent comment résoudre un problème ou un autre.
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Denis Henri Failly

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Après le Web 2

L'Après Web 2

Emmanuel Gadenne

Une contribution de Emmanuel Gadenne*

Le Web 2.0 a vu l’apparition d’une multitude de nouveaux acteurs dans des domaines très divers : réseaux sociaux, blogs, microblogs, wiki, partage de photos, de vidéos, de liste de musique, de favoris, de slides…

Aujourd’hui, beaucoup de sites web veulent s’accrocher au train du Web 2.0 en se revendiquant communautaires, en ajoutant une fonction ajout d’amis, un statut (« What am I doing ? ») et des possibilités d’échanges : tags, rating, commentaires…

L’usage de tous ces sites Web 2.0 requiert une procédure classique et répétitive : saisie de son profil, ajout de sa photo, invitation de ses amis à partir de son webmail, renseignement de son statut, puis activité en ligne pour exister a minima sur l’outil, et pouvoir, peut-être, commencer à en titrer quelques profits. Tout cela est bien fastidieux, surtout si l’on veut tester le dernier réseau social ou le dernier outil de microblog à la mode !

Une première simplification est déjà en marche. Ainsi, Google dans un outil comme YouTube permet déjà la signature reposant sur la réutilisation directe de son compte Google. On tend ainsi à avoir un compte unique (son compte Google) pour accéder à une multitude d’outils. Ainsi, en ce qui me concerne, j’accède avec le même compte aux outils YouTube, Gmail, iGoogle, Google Reader, Google Maps, Blogger, Analytics, Google Docs.

Un deuxième type de transformation viendra aussi du rachat des acteurs de niche par les grands acteurs qui s’étendent sur tous les créneaux : Microsoft et Google en ce qui concerne le Web.

La nouveauté viendra aussi de la gratuité ! Pour barrer la route à son adversaire, rien de tel que de l’attaquer au niveau de son business plan. C’est ainsi que Google offre Google Docs gratuitement pour barrer la route à Microsoft qui tire une grande partie de ses revenus de Microsoft Office. En échange, et c’est de bonne guerre, Microsoft propose Live Search sans affichage de liens sponsorisés pour barrer la route à Google qui tire de ces liens sponsorisés la majorité de ses revenus. Sur ce principe, on verra peut-être des leaders absents du marché des réseaux sociaux proposer des clones de Facebook sans publicité ou des clones de LinkedIn ou de Viadeo sans abonnement premium.

Au-delà, je pense que l’après Web 2.0 sera un Web vraiment centré autour de l’internaute.

Les données de l’internaute seront centralisées dans un espace unique, car on a qu’un seul nom, qu’un seul prénom, qu’une seule date de naissance, etc. L’internaute pourra en revanche choisir quelles données il souhaite diffuser dans quels sites. Ainsi par exemple je m’appelle Emmanuel Gadenne dans Facebook comme dans Viadeo mais je ne souhaite pas utiliser la même photo de profil dans ces deux sites.

On aura aussi la possibilité de saisir une information dans une interface centralisée et de la diffuser sur plusieurs sites. Par exemple l’information « J’interviewe Osiris Martinez » qui fait référence à un billet de mon blog et qui est à la fois pro et perso pourra être publiée de façon simultanée en direction de Facebook, Twitter, LinkedIn, Plaxo, Frienfeed, Plurk, Viadeo…

Mon réseau d’amis sera aussi consultable en un point unique : je verrai ainsi plus facilement les contacts avec lesquels je suis en relation à la fois dans Facebook, Viadeo et LinkedIn, ainsi que les contacts qui font partie de la communauté des lecteurs de mon blog.

L’interface Web de demain sera donc centrée autour de la donnée. Si je change de nom ou de prénom, je dois pouvoir le faire en un point. Si je veux établir un contact en ligne avec mon cousin, je dois pouvoir lui envoyer en un clic une demande pour Facebook, Plaxo, Viadeo et LinkedIn. Idem pour le détails de mes expériences professionnelles, je dois pouvoir en centraliser la description en français et en anglais s’en avoir recours à des copier-coller.

Lorsque je décide de devenir utilisateur d’un nouveau site Web, je pourrai alors autoriser celui-ci à récupérer les données que je souhaite lui transmettre (nom, prénom, date de naissance…) tout en précisant celles qui sont inaccessibles et celles qui ont un accès réservé, et ce sans aucun copier coller ni ressaisie. Si le nouveau site sollicite de nouvelles données, par exemple mes essais préférés, ceux-ci seront stockés dans ma base de données personnelle et utilisables par la suite par d’autres sites avec mon autorisation.

Le Web de demain permettra de stocker nos données et nos fichiers sur Internet et d’en donner un accès facile.

Les moteurs de recherche seront aussi d’avantage basés sur l’analyse du sens que sur la recherche de mots clés. Aujourd’hui si on tape « Acheter voiture » dans Google, on obtient une liste très pertinente de choix pour nous guider dans l’achat d’une voiture.

Mais si on veut connaître le marché de la pomme aux Etats-Unis une requête du type « apple market US » ne nous renseigne pas du tout ! Et oui, il aurait fallu lancer une recherche sur « apple fruit market US ». Google devrait me suggérer cette requête…

Si le CV en ligne de ma base de données personnelles précise que je suis fabricant de jus de fruit, où si mon réseau de contacts comporte de nombreux producteurs de pommes, Google aurait même pu me l’exécuter par défaut si j’utilise le bouton « J’ai de la chance », tout en me proposant un lien alternatif « apple computer market US »…

Emmanuel Gadenne

*Emmanuel Gadenne est Consultant Manager chez Sopra Group et animateur d’un blog sur les nouveaux usages du Web (http://www.webusage.net/)

Denis Henri Failly

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Le Web 3D collaboratif

L'Après Web

Philiipe Peres

 Une contribution de Philippe Peres*

Le web 2.0 et le web 3D  qui lui fera suite ne sont que les préludes de changements sociétaux plus importants.

Nous sommes sans doute à l’aube de profondes mutations de nos sociétés occidentales modernes avec des conséquences au niveau de l’organisation du travail (travail collaboratif), du social (réseaux sociaux) et du politique (démocratie participative) qui devraient au final donner une plus grande liberté de choix à l’individu (fin de la société de consommation et de la société de masse, passage à la société de la connaissance et de l’intelligence collective).

Mais les changements de paradigmes socio-économiques se font aussi souvent dans la douleur car la résistance au changement est bien là.

Internet Evolution

C’est dans cette logique d’innovation sociale qu’il faut imaginer des outils collaboratifs qui ont un potentiel de changement des pratiques. La tâche est ardue, les résistances sont nombreuses, mais au final le projet est vraiment porteur :

E-learning d’abord pour changer les apprentissages en replaçant l’individu au cœur du savoir et en lui donnant la maîtrise de ses savoirs, Travail collaboratif et réseaux sociaux ensuite pour replacer l’individu au cœur des pratiques sociales (travail, loisir, consommation).

Sans oublier bien sûr la dimension politique qui donne sens à ces mutations, car que faire de cette plus grande liberté de choix qu’apporte la technologie ? C’est là qu’on peut rejoindre aussi le concept d’éco-innovation, de l’innovation orientée développement durable.

Ces outils sont web et 3D. Pourquoi ?

D’ici moins de 5 ans, en allumant votre ordinateur, sous Linux, Windows, Mac ou tout système d’exploitation, ou Web OS, vous accéderez à un bureau virtuel en 3D à partir duquel vous pourrez lancer différentes applications et accéder à des environnements web en 3D temps réel.

Car la 3D temps réel n’est pas seulement réservée au domaine du jeu, comme on pourrait le penser au premier abord. Elle permet aussi de développer de nouveaux environnements de travail collaboratifs (réunion à distance en web conférence, formation en classe virtuelle), de e-commerce (boutiques et galeries commerciales virtuelles) ou de réseaux sociaux d’expression et de partage (espaces personnels 3D) …des applications tant professionnelles que grand public qui reposent sur la 3D et la collaboration en temps réel.

La 3D est là pour apporter une dimension supplémentaire (un supplément d’âme) plus esthétique mais aussi et surtout pour permettre un accès plus immédiat à du contenu multimédia : c’est l’idée d’ « image habitable », telle qu’exposée par Sylvain HUET et Philippe ULRICH : « Habiter une image, c’est comme habiter une maison : on y entre, on y reçoit, on y partage, on y travaille, on s’y repose, on la construit, on l’emménage, on l’agrandit, on la range, on la dérange. La seule différence, c’est que l’image qu’on habite n’a pas de matérialité, ou plutôt sa matérialité est changeante : tel mur n’est pas constitué de ciment, mais se trouve être une parcelle de surface magnétique quelque part sur un disque dur, mais aussi quelques transistors d’un ordinateur, mais aussi quelques états électriques d’un câble coaxial, et pour finir quelques électrons dans le tube cathodique de votre moniteur. Réel ou virtuel, là n’est plus la question, car tout ce que vous faites dans cette image, c’est-à-dire tout ce que vous communiquez dans cette image est bien réel : ce que vous faites aux autres, ce que vous dites aux autres est aussi réel que si vous utilisiez un support matériel. On parle souvent de “l’âme d’une maison”, en évoquant en fait les traces que les habitants et les visiteurs y laissent. Il en est de même pour l’image qu’on habite : elle est marquée par la vie qui s’y organise. »

On l’aura compris, ces environnements web 3D sont donc de vrais lieux de vie, multi-utilisateurs, des environnements riches, conviviaux, multimédia et qui donnent véritablement sens à l’idée de convergence (voix, données, images). La 3D n’étant qu’une fonction parmi d’autres (car l’environnement 3D est le contexte naturel des échanges et des rencontres) telles que des fonctions réseau, audio, vidéo, web, sql…nécessaires à la mise en place de solutions collaboratives en ligne.

Ces environnements s’inscrivent dans une logique « 2.0 », UGC (User Generated Content), à charge pour leurs occupants de les personnaliser et d’imaginer les modes de vies et d’interactions qu’ils pourront avoir en leur sein.

Des environnements qui font appel à de nouveaux « architectes du virtuel », des architectes soucieux d’écologie et de développement durable, des architectes soucieux d’esthétique mais aussi de sécurité informatique et du respect de la vie privée. Des architectes dont les compétences sont tant la maitrise des réseaux, de la sécurité, des bases de données et de la programmation que celle de la conception et du développement 3D, de l’animation d’avatars, du design 3D et du sens de l’esthétique.

Autour de ces environnements, c’est un véritable écosystème qui peut se mettre en place : implication de la communauté des développeurs et des infographistes 3D pour designer et meubler ces mondes 3D, des sponsors et publicitaires pour financer les environnements grands publics ouverts, de partenaires pour commercialiser les environnements privatifs.

Les environnements virtuels collaboratifs ne remplaceront jamais les environnements réels et l’interaction humaine directe mais ils permettront surement de s’en rapprocher et d’offrir ainsi une meilleure qualité de vie, une plus grande facilité de communication, d’interaction et de collaboration entre personnes distantes, plus de souplesse et d’autonomie au travail, des possibilités nouvelles d’apprendre de développer et de partager ses connaissances.

La société de la connaissance et de l’intelligence collective (au service d’individus plus libres et plus responsables) qui est notre futur à tous repose sur une nouvelle économie de l’immatériel, sur des innovations orientées développement durable, mais aussi sur ces technologies collaboratives et temps réel, et sur les architectes du virtuel qui les bâtirons en vue d’un monde meilleur.

Philippe Peres

*Philippe Peres est Président de I-Maginer
Voir une illustration vidéo sur : http://www.youtube.com/watch?v=sv-aRyKc7aA

Comments

ca rassemble a la vie de tous les jours ce web la…dans la vie aussi ont peut agrandir ses perspectives…avec un peu d’imagination et de volonté…

par contre j’aime l’idée d’image habitable…il y a en effet du volume dans le plat…a quand les murs habitables ?

Écrit par : jérémy dumont | 15/10/2008Denis Henri Failly

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Demain l’intelligence des données

L'Après Web

 

Hubert Guillaud

Une contribution de Hubert Guillaud* (4/4)

NB : Hubert Guillaud nous a aimablement autorisé à publier l’article qui suit et qui est déjà paru sur le site Internet actu en 2007 mais qui demeure… d’actualité.

« Quand on regarde l’avenir, on a souvent tendance à penser que le changement le plus radical reposera sur l’internet des objets, une intelligence qui va bouleverser notre relation avec eux et leurs relations entre eux. Bien sûr, parce qu’on va les tenir dans nos mains, parce qu’ils vont bouger sous nos yeux, ces changements-là seront spectaculaires.

Pourtant, demain, il n’y a pas que les objets qui seront intelligents : il y aura aussi les données. Et l’impact de ce changement pourrait bien être tout aussi radical.
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Denis Henri Failly

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Vers le Web 3.0

L'Après Web

Hubert Guillaud

Une contribution de Hubert Guillaud*(3/4)

NB : Hubert Guillaud nous a aimablement autorisé à publier l’article qui suit et qui est déjà paru sur le site Internet actu en 2006 mais qui demeure… d’actualité.

“Le web 2.0, qui décrit la capacité de relier sans couture des applications (comme la cartographie) et des services (comme le partage de photographies) via l’internet, est devenu ces derniers mois le centre d’attention de toutes les sociétés de la Silicon Valley. Pour autant, l’intérêt commercial pour le Web 3.0 – ou “le web sémantique” – émerge seulement maintenant.

L’exemple classique de l’ère du Web 2.0 est le mashup - par exemple, un site web de location de vacances relié aux cartes de Google pour créer un service nouveau et plus utile qui montre rapidement, sur une carte, la liste des locations disponibles.

Le Saint Graal des promoteurs du web sémantique consiste en un système capable de donner une réponse raisonnable et complète à une question simple du type : “Je recherche un endroit chaud pour les vacances. J’ai un budget de 3 000 dollars. Ah, et nous avons un enfant de 11 ans.”

Répondre à une telle question aujourd’hui peut exiger des heures de tri dans des listes distinctes de vols, hôtels et locations de voitures, qui proposent des options souvent contradictoires. Avec le web 3.0, la requête appellerait une réponse cohérente, aussi méticuleusement assemblée que si elle l’avait été par un agent de voyage humain.

Comment de tels systèmes s’établiront-ils, et quand commenceront-ils à fournir des réponses signicatives, commence à être le sujet de discussion de nombreux chercheurs et d’experts”, explique John Markoff pour le New York Times (enregistrement obligatoire).
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Denis Henri Failly

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Vers un Web granulaire

L'Après Web

 

Hubert Guillaud

Une contribution de Hubert Guillaud* (2/4)

NB : Hubert Guillaud nous a aimablement autorisé à publier l’article qui suit et qui est déjà paru sur le site Internet actu en 2007 mais qui demeure… d’actualité.

« La conception web peut-elle devenir plus granulaire ? Par granulaire, on entend la possibilité de composer des sites web complexes à partir de “pièces détachées”, de fonctions unitaires externalisées auprès d’autres acteurs. Ainsi, on peut de plus en plus imaginer l’externalisation de processus tels que l’authentification d’un utilisateur (OpenId), la mise en place d’un système de réputation (RapLeaf), le stockage (Amazon S3) ou le traitement de données (Amazon EC2), la vérification des e-mails (Undisposable) de vos visiteurs, etc. Autant de bases de données et de fonctions qui, connectées les unes aux autres, finissent par constituer l’infrastructure même de services riches et complexes. Cela induit deux avantages majeurs explique Emre Sokullu pour Read/Write web : diminuer le coût et le temps de développement, et profiter à la demande de solutions puissantes et massives.
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Denis Henri Failly

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